Le vent léger caresse les bourgeons.
Un souffle neuf, un monde en chanson.
Les branches nues, hier encore grises,
S’habillent d’or sous les cieux complices.
Les ruisseaux, libérés de leur glace,
Dansent en riant sur la terre lasse.
Le soleil, timide, perce les nuages,
Et peint de lumière les jeunes feuillages.
Les champs s’éveillent, parés de couleurs.
Coquelicots, blés, et arbres en fleurs.
L’air vibre d’un parfum de renaissance.
Le temps s’arrête, c’est l’heure de l’espérance.
Ô printemps, toi qui renouvelle tout,
Toi qui efface l’hiver d’un seul coup,
Dans ton passage, la vie s’éveille,
Et le cœur humain, lui aussi, s’émerveille.