Le soleil tape, ardent et lourd.
L’asphalte fume, l’air est sourd.
Les cigales, lasses de chanter,
S’effondrent, vaincues par l’été.
Les ailes des papillons se brisent,
Leur vol léger s’éteint, s’effrite.
Les oiseaux, becs ouverts, halètent,
Leur chant se tait, leur force s’évanouit.
La terre craque, soif infinie.
Les ruisseaux ne sont plus que poussière.
La vie s’accroche, fragile et obstinée,
Mais la fournaise a le dernier mot.
Et nous, spectateurs impuissants,
Regardons tomber les petits corps,
Emportés par un été cuisant,
Où la chaleur sème la mort.