La neige crisse sous mes pas.
D’un silence cloîtré, s’élève un écho feutré,
Comme un murmure subtil et léger,
Dans le paysage blanchi par l’hiver.
Chaque pas enfante une mélodie.
Dans un rythme cru, d’un son pur,
Le coton céleste gémit,
Et le froid en fait un murmure.
Nulle musique plus sincère,
Que ce chant de cristal blanc,
Où la neige, d’un souffle raffiné,
Sublime l’air en un instant harmonieux.
Et je marche, et j’écoute,
Le monde qui s’est tu.
Dans un calme serein,
Mon âme erre, en cette nature immaculée.