Étienne n’avait pas toujours été cet homme. Autrefois, il était ingénieur à Lyon, enfermé dans des bureaux aseptisés, étouffant sous le poids des réunions et des deadlines.
Puis, un jour, après la disparition de sa femme Eugénie dans un accident de voiture, il avait tout quitté.
Les montagnes, qu’il arpentait enfant pendant les vacances chez son grand-père, l’avaient appelé comme une évidence.
Ici, il n’y avait ni horloges ni calendriers, seulement le rythme immuable des saisons et le souffle du vent dans les sapins.