Ce jour-là, la tempête frappa plus tôt que prévu. Étienne était encore dans la forêt, à une heure de marche de sa cabane, quand les premiers flocons commencèrent à tomber. Le vent hurlait entre les arbres, et la visibilité se réduisit à quelques mètres. Il savait qu’il devait rentrer au plus vite.
Soudain, un craquement sinistre retentit. Un sapin centenaire, miné par les vers, s’effondra à quelques mètres de lui, bloquant le sentier. Étienne se retrouva piégé. La nuit tombait, et la neige, de plus en plus dense, recouvrait ses traces.
Il n’avait pas le choix. Il devait trouver un abri. Il se souvint d’une grotte, à quelques minutes de marche vers l’est. Il s’orienta non sans mal. Les doigts engourdis, le souffle court, il atteignit enfin l’entrée de la grotte.