Vers minuit, des bruits de pas étouffés par la neige se firent entendre. Trois hommes, vêtus de noir, avançaient avec prudence. L’un d’eux portait un fusil, un autre des pièges.
« C’est eux » murmura Luc.
Les gendarmes intervinrent, et une course-poursuite s’engagea dans la forêt. Étienne, qui connaissait le terrain, parvint à couper la route à l’un des braconniers. L’homme, un grand gaillard barbu, se retrouva face à lui, un couteau à la main.
« Lâche ce couteau ! » ordonna Étienne, son fusil pointé vers lui.
L’homme hésita, puis, réalisant que ses compagnons n’étaient plus avec lui, il jeta son arme. « On ne faisait que chasser » implora-t-il.
« Chasser ? » rétorqua Étienne, amer. « Vous posez des pièges, vous blessez des animaux protégés. Ce n’est pas de la chasse, c’est du braconnage »
Les autres braconniers furent également arrêtés. En rentrant au village, Luc serra la main d’Étienne. « Sans toi, on ne les aurait jamais attrapés »